La rĂ©cupĂ©ration des eaux de pluie permet de disposer d’une eau gratuite, pour tous les usages non corporels et non alimentaires : arrosage du jardin, lavage de voiture et de sol, alimentation des WC, du lave-linge… Le principe en est relativement simple. L’eau de pluie est rĂ©coltĂ©e au niveau des descentes d’eaux pluviales et acheminĂ©e jusqu’à la cuve de stockage, Ă partir de laquelle elle est distribuĂ©e par gravitation ou par pompage.
1) Cuve enterrée ou aérienne
Le volume de la cuve de stockage dépend de la pluviométrie locale (700 l/m2/an en moyenne), de la surface de récupération de la toiture et des besoins en eau (usage extérieur ou extérieur/ intérieur). Pour un foyer de 4 personnes utilisant l’eau de pluie pour l’arrosage du jardin, les WC et le lave-linge, un stockage de 5000 à 8000 l est à prévoir.
La cuve peut être enterrée ou aérienne. Enterrée, elle offre un gain de place évident. Mais elle protége surtout l’eau de la chaleur et des UV : une disposition préconisée pour un usage intérieur à l’habitation où il est important de garantir une certaine qualité de l’eau. Moins coûteuse et d’une mise en œuvre plus aisée, une cuve aérienne est pour sa part adaptée à l’existant, où elle s’intègre dans un coin du jardin ou à l’abri d’une cave. Afin de diversifier leur offre de réservoirs cylindriques ou rectangulaires, quelques fabricants proposent de nouveaux modèles plus esthétiques, en forme de colonne romaine ou d’amphore. Polyéthylène haute densité ou en béton ? La composition des cuves dépend là encore du type d’installation. Dans le cas d’un stockage enterré, une cuve en plastique est d’un coût moindre mais doit faire l’objet d’un lestage dans les sols humides ou être posée sur un radier en béton. Une cuve en béton permet pour sa part de reminéraliser l’eau de pluie, naturellement acide, protégeant ainsi plus durablement de la corrosion le matériel situé en aval de la cuve. Le volume des cuves varie de 50 à 9000 l.
2) Installation et filtration de l’eau
Elément essentiel de l’installation, la filtration de l’eau de pluie complète le dégrillage des eaux de pluie réalisée au niveau des gouttières par les crapaudines et améliore la qualité de l’eau distribuée. Elle peut être intégrée à la cuve ou réalisée en amont par un filtre à mailles fines (0,1 à 0,35 mm) ou un débourbeur/décanteur. De son côté, la distribution de l’eau de pluie est adaptée à l’importance de l’installation : puisage au robinet pour une cuve aérienne ou pompage et circulation au travers d’un réseau de canalisations spécifiques pour une cuve enterrée. Lorsque l’eau potable est utilisée en appoint de l’installation, il est nécessaire de prévoir une disconnexion entre le réseau d’eau de ville et le réseau potable afin d’éviter tout risque de pollution du réseau d’eau potable. Par ailleurs, quelque soit l’installation, il est important de mettre en évidence le caractère non potable de l’eau, en utilisant pour cela une signalisation du type « eau non potable » ou un pictogramme montrant un verre d’eau barré…
3) Quel budget prévoir ?
Sur le marché, il existe aujourd’hui de nombreux systèmes de récupération à destination de l’habitat individuel ou collectif : des cuves aériennes dédiées à un usage extérieur, en vente dans les surfaces de bricolage, les jardineries ou sur internet, aux installations de plus grande taille pour un usage intérieur, qui font appel à des entreprises spécialisées. Les coûts varient de 35 à 1500 € TTC pour une cuve aérienne à monter soi-même et de 4000 et 6000 € TTC pour une installation enterrée réalisée par un professionnel.
L’agence L’Esprit du Sud a lu cet article avec intĂ©rĂŞt. Et vous ?
Source : le SPANC